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Mes humeurs de la journée

Mes nus

J’ai toujours eu du mal à accepter mon dessin, mes traits, ma représentation du nu. Mais les femmes me disent que elles, elles aiment ma façon de les représenter. Que je les touche, çà me touche à moi aussi. Jean Cocteau disait qu’ il fallait cultiver sa différence. Alors maintenant je me lâche, je laisse aller mon intuition. En quelque sorte je donne toute liberté à ma personnalité de vagabonder sur le papier. Souvent je me sens maladroit mais j’ai besoin de dessiner comme çà, je sais au fond de moi qu’il faut me laisser aller à donner sans compter ce que mon expérience, mon ressenti , ma relation avec la femme a forgé au fond de mon être.

Pourquoi sur une pose douce comme celle-ci j’ai besoin d’ajouter des traits électriques, comme si je fouettais le modèle. Alors que la respecte et que je l’aime en tant que mère, femme et amante sûrement l’être le plus humain d’entre les hommes. Peu-être que certaines d’entre elles mon fait si mal et qu’inconsciemment je venge des douleurs et des cicatrices qu’elles m’ont fait subirent .

FEMMES JE VOUS AIME

Mais peu-être est-ce aussi de la frustration  de ne pouvoir vous posséder, vous étreindre,et toutes vous satisfaire.

FEMMES JE VOUS AIME

Je vous ai beaucoup fantasmé.

FEMMES JE VOUS AIME

Sur le papier, je vous rêve plus je ne vous dessine. Je vous transforme je vous sublime.

FEMME JE VOUS AIME

Mon fusain n’est ni plus ni moins qu’un sexe qui parcours votre corps de caresses plus au moins fortes qui traduisent les désirs les plus intimes qui sûrement me tressaillent et rejaillissent sur la feuille immaculé

du feu d’artifice final représenté par ces traits nerveux vous découpant de par en par comme si mon plaisir assouvi s’épanchait sur la femme tant désiré.

Bon je m’excite tout seul, mais il doit y avoir un peu de tout çà aussi. Le sexe n’est sans doute pas la seule raison qui m’attire . Il y a biensûr l’envie , la recherche de la mère, de celle qui m’a enfanté, qui a fait de moi l’homme que je suis. Ce sont aussi ce genre de questions que l’on se pose , lorsque je peins une femme je ne peu m’empêcher de penser à la maman qu’elle est ou qu’elle sera. C’est pour moi primordial , j’attache beaucoup d’importance à la maternité. En premier lieu aux seins nourricier, souvent je les exagère un peu ,comme si je voulais qu’ils nourrissent le plus d’enfant possible. Qu’il y en ai pour tous , aujourd’hui c’est régalade, tout le monde mangera à sa faim.

A TOI MAMAN QUE J’AIME

A VOUS TOUTES MAMANS DU MONDE

A TOUTES LES FEMMES

Je dédie mes dessins et peintures avec amour et respect.

 

Mes maitres mes amis…

Je l’ai déjà dit souvent , ce qui m’a fait dire très jeune que je serais peintre c’est une oeuvre de Vincent van Gogh : « l’église à Auvers sur Oise ». Ce n’est pas un tableau au premier abord facile. Une église toute torturé, un ciel menaçant, une femme le dos tourné, deux chemins de part et d’autre de l’église. Mais voilà moi j’ai tout de suite été touché par cette oeuvre, j’ai vu dans cette représentation ce qu’allait être ma vie future. Des chemins à prendre, peu importe lequel, puisqu’ils  se rejoignent derrière l’église. Et quand fin de compte ils me mèneraient l’un comme l’autre à la peinture. Je l’ai toujours su. La vie romanesque de Vincent m’a toujours fascinée. Je pensais qu’il fallait qu’il paye son talent immense au prix fort. Non pas par sadisme de ma part, mais que tous, sur cette terre, on héritait d’un côté pile et d’un côté face. Le bonheur on le reçoit par petites touches et son pendant néfaste devait aussi nous accabler qui que l’on soit. A bien des égards j’étais un fataliste et acceptais bon gré mal gré les aléas de la vie.

A  20 ans c’est Dali qui m’a pris par la main, j’étais subjugué par ce peintre surréaliste et particulièrement par sa façon de distendre le temps dans ses tableaux. Les montres molles par exemple donnait une relativité certaine (pour moi) à ce que l’on vivait au moment passé, présent ou futur. Donc la peinture me donnait à réfléchir. Et avec Salvador c’est pas du facile, j’ai eu du mal à tout décripter. Je confesse qu’aujourd’hui j’ai pas encore tout compris.

Puis vînt le temps ou je les ai  tous jeté aux orties, je me suis renfermé, la mort de mon père quelques années plus tôt prenait toute la place dans mon esprit. J’allait me consacrer au collage et chercher au plus profond de moi ce qui me faisait si mal. L’alcohol , la drogue, le travail  seront pendant des années la prison de ma sensibilité et je faisait souvent référence à Kafka, j’ouvrais une porte et je me retrouvais devant une autre, encore plus compliqué à ouvrir.Je n’acceptait pas d’être aidé, j’étais trop fier.

Puis c’est la maladie , la crise cardiaque , ma chance de tout remettre à plat. J’étais encore vivant et je me disais qu’il fallait que je saisisse cette deuxième chance à bras le corps. Je commençais par prendre des cours de peinture à l’huile avec le peintre catalan Françesco Vilaplana Esteve . Pendant un an et demie je le rejoignais tout les mercredi chez lui près de Lusignac. Et revenais à mes premiers amours Vincent van Gogh, Claude Monet, Paul Cézanne, Pierre Auguste Renoir et bien d’autre peintres impressionnistes que j’allais scruter, dévorer des yeux, copier, aimer , adorer. Pendant cinq ans j’étudiais sans le savoir ce qui fera ma peinture plus tard. Entre temps j »ai repris le travail, mais après bien des harcèlements, un burn out, et la mort de Nathalie il était temps de me consacrer entièrement à la peinture et à l’éducation de mes enfants. Il fallait que je survive et je puisais dans la peinture la force et l’énergie de continuer.

Mes maîtres et amis ont étés d’un grand secours, aujourd’hui j’aime les peintres contemporains que sont Jouenne, Lefranc, Bouisssou,Kervinec,Surin, Fontaine, Cenac….

Je peins ma vie comme me peins ma destiné, et je l’espère pleine de couleurs chaudes et chatoyantes…

Le peintre à sa Dronne

Les petits points qui scintillent,

sur sa toile chatouillé,

sont le reflet de son courant qui sautille

au rythme des cailloux parsemés.

Jour après jour,

il se plaît à contempler ses atours.

Il n’a de cesse, au fil de l’eau,

de lui prodiguer mille et une caresses, à coup de pinceaux, ou de couteaux s’il le faut.

Lorsque le pinceau écarlate repart de la palette,

et que sur la toile il  se brise en jolies vaguelettes.

Le peintre ne représente pas l’eau, mais les éclats de rire, les éclats de joie, d’une femme,d’une enfant,

d’une muse, d’une mère. Toutes s’entrelaçant pour former un même courant, celui de la vie.

Belle et sensuelle, belle et joyeuse, virevoltant sur les roches d’un chemin d’inspiration divine.

Et quand   le couteau  charger de peinture,

dépose sur ses flancs un torrent de verdure,

c’est avec amour ,

qu’il en dessine les contours.

Danse, danse , petite Dronne,

aux Iles de Corneguerre,

c’est la qu’il te préfère,

Danse, danse, petite rivière,

demain le peintre reviendra,

et à nouveau te croquera.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les cèpes

C’est la période des cèpes en Périgord.

Ce fameux champignon qui attise tant de convoitise, tellement beau et tellement bon aussi. J’en ai fait une composition avec un oeuf et des châtaignes . Composition d’automne par excellence!

Il est très agréable de parcourir les bois au mois d’octobre avec une température aussi clémente On se perd et on se retrouve au fil des pas, baigné d’une jolie lumière qui troue la canopée. Par-içi par- là une tête noire, par-içi par-là un attroupement de jeunes cèpes qui semblent jouer à cache-cache. Quelle belle journée, lorsque sortant du bois, un joli panier bien garni , prometteur d’un dîner copieux nous pèse lourdement sur l’avant bras.

Cette année fut une très bonne année. En effet car il faut qu’ils me fassent tomber pour que j’en trouve. et j’en ai trouvé quatre ou cinq kilos. De quoi en être rassasié et d’en faire six petits bocaux pour offrir à mes amis qui n’ont pas la chance d’avoir à côté de chez eux un bois ou une forêt .

Les saveurs de ce champignon du Périgord sont réputées au-delà de nos frontières car il est commun de dire le cèpe du Périgord. Il est goûteux  , avec un parfum exceptionnel reconnaissable entre tous. Lorsque j’étais facteur en Périgord je sentais de loin le fumet de ce plat . Et lorsque je demandais si les cèpes se trouvaient, on ne pouvaient que me répondre dans l’affirmative!!!

Je m’en amusais d’ailleurs, car comme on n’aime pas divulguer les petits coins on les trouvent, on aime pas non plus que cela se sache qu’on en ai trouvés.

Pour titiller un peu plus, parfois, je demandais ou ils les avaient trouvés. Que de réponses évasives, que d’itinéraires compliqués, on préférait même m’en offrir plutôt  que de répondre à la question.

Si la truffe est le diamant noir du Périgord, le cèpe en est surement la perle.

Car dans nos jolies forêts ils ‘en trouvent de merveilleux colliers. Pour qui sait  être patient et doucement parcourir nos bois, c’est la promesse, d’une part, d’une belle balade et d’autre part, si la chance est au rendez-vous, d’une omelette aux accents incomparables qui feront chanter ses papilles d’une ritournelle qu’il ne pourra jamais oublier.

Et chaque fois comme le facteur, il frappera à la porte de la cuisinière pour demander si les cèpes se trouve? Même s’il n’a pas de courrier, il n’aura qu’à dire que c’est par l’odeur alléché qu’il s’est permis d’ainsi déranger. Et peu-être sera-il invité à partager ce célèbre met que tant à travers le monde nous envie. ,Une bonne fricassée de cèpes tout simplement. De l’ail et du persil suffisent à exhauster ce goût si si particulier du cèpe du Périgord.

Les racines d’un artiste …

J’aime peindre. Je suis toujours à la recherche d’inspiration nouvelle ou déjà usité. J’aime faire des série de tableaux sur le même motif. Je reviens régulièrement vers les mêmes endroits, des lieux qui m’ont attirés, une lumière particulière, ou tout simplement l’envie de peindre saison après saison le même coin. Sentir sa vie propre, en effet au fil des saisons la végétation et son cycle de vie me touche.

Souvent dans mon existence ce thème des « Quatre saisons » de Vivaldi m’est revenu en pleine figure. Que ce soit musicalement ou sur le terrain, joyeuses ou tristes ce sont des sensations liées au rythme séculier de celles-ci que je me suis construit important de la  construction . Originaire de la campagne périgordine, les travaux des champs rythmaient notre quotidien. Même si nous n’étions pas toujours là, école oblige, nous participions plus qu’occasionnellement aux  semis,récoltes, moissons et autres vendanges. Je dois bien l’avouer j’étais plus prompt à m’amuser qu’à ramasser les pommes de terre.

Mais aujourd’hui je me remémore souvent ces moments intense des moissons ou il ne fallait pas trop révasser pour vider les trémis de blé. Et encore pour ramasser les bottes de foin que l’on empilait sur les remorques. C’était dur pour moi, et souvent à contre coeur je participait à tout cela. Quel idiot j’étais, je ne me rendait pas compte que je vivais des moments très important que je retrouverais que très épisodiquement plus tard dans ma vie d’adulte

En effet à cette époque là ,  dans notre campagne périgordine  l’industrialisation de l’agriculture commençait tout juste et les fermes étaient à taille humaine. Ce qui engendrait qu’il y avait encore beaucoup d’entraide, beaucoup de liens, beaucoup de transmissions, beaucoup d’histoire, beaucoup de blagues, et donc de fou- rire…

Le meilleur était surement les vendanges, dans mon petit village de « la Sénédie » il y avait une petite dizaine de fermes tout au plus. Et pour les vendanges ce n’était pas chacun pour soit mais « tous ensemble, tous ensemble,tous, tous,tous ensemble… ». Quelles journées magnifiques, surtout lorsque l’automne était doux et chaud, Dans les rangs de vignes les discutions allaient bon train, les histoires d’antan ravivaient les souvenirs d’amis, de parents partis pour le grand voyage. C’était souvent avec beaucoup d’émotion que l’on racontait les anecdotes sur Gilbert, Emile, Roger, la Marthou, ou encore la Marissou. Des fois der larmes coulaient pudiquement sur les joues d’un grand gaillard…

C’est  à cet endroit que j’ai le plus entendu le « patois ». Je n’ai jamais su le parler, mais je le comprend très bien comme s’il avait été marqué dans mes gènes et qu’il faisait référence à quelque chose de maternelle très fort. J’aime à me souvenir des pépés qui discutaient avec l’accent du sud-ouest bien plus marqué lorsqu’il employait la langue d’oc que beaucoup voulaient erradiquer.

Après le labeur venait l’heure de se mettre à table, et là je peux vous dire qu’il avait ripaille. On sortait le meilleur car les vendanges étaient des jours de fêtes et de partages. La soupe fûmante aux  haricots et couennes, les pâtés de foie de canard  ou de cochon, les poulets aux cèpes et autres pommes de terre confites, les rôtis, les blanquettes, les civets et que sais-je encore?

On restait longtemps à table, on parlait beaucoup,  on rigolait énormément et aujourd’hui encore les vendanges sont un grand moment de partage car on ramasse les raisins à la main. Pour rien au monde je ne manquerais ce moment qui réuni les vieux, les enfants, les frères et soeurs, les pères, les mères, et ceux qui nous ont trop tôt quittés.

C’est pour cela que peindre sur le motif , quelque soit le temps , au rythme des saisons est pour moi un échange,un partage, un moment de communion avec tout ce qui fait mes racines…

La vie d’un artiste contemporain sur le motif aujourd’hui.

Souvent lors de mes déplacements sur le motif je pense à mes illustres prédécesseurs qui parcourant la campagne avec tout leur barda  sur les épaules.  Ils devaient être de bonne constitution pour la plus part, les côtes, les chemins escarpés, les rivières à traverser. Moi avec mon petit camion, je me dis que j’ai bien de la chance car je passe plus de temps à peindre qu’à marcher.

L’ inconvenniant c’est que souvent on ne prend pas le temps de regarder plus profondément les paysages car persuadé que plus loin c’est plus beau, plus interressant , plus magique et je ne sait quoi… encore.

Leur pinceaux devaient souvent synthétiser sur le toile de lin des bouts de paysage entraperçus des jours auparavant. La mémoire jouait surement un rôle très important. Car je reconnais tout de même avoir eût cette frustration en revenant sur le motif de ne pas retrouver le joli rose vu la veille et ne  pouvant m’empêcher de le poser quelque part sur sur ma nouvelle toile. Car elle est restée dans ma mémoire mais aussi sur ma palette.

Je me souvient de ce tableau  « LA CROIX DU MANCRE » où au cours de l’exécution de celui-ci un orage vînt complètement modifier la couleur du champ labourré. Du calcaire immaculé qu’il était, rose pastel est apparût .

Ce brusque changement m’a tellement impressionné que je ne pu m’empêcher le lendemain de le reprendre pour le tableau   » Le chemin menant à la falaise ».

En haut à droite la terre était blanche calcaire, mais le rose de la veille était toujours là présent dans mon esprit. J’avais trouvé que les accords des verts et du rose étaient très harmonieux.

Comme quoi on a beau peindre sur le motif, on transgresse toujours un peu, dès fois beaucoup la réalité. En fait il n’y a pas de règles pré-établie lorsqu’on peint. L’artiste peintre doit se laisser guider par ses émotions, et c’est en se laissant transporter par ses émotions que l’artiste personnalise son oeuvre et lui donne son identité propre.

Je n’ai que trop rarement repris mes tableaux, et je pense maintenant que je fasse ce travail de mémoire en les reprenant cet hiver.

Je l’avais déjà fait mais je crois qu’il faut aujourd’hui que je fasse un travail d’introspection sur mon travail sur le motif. Celà m’ouvrira sûrement de nouveaux horizons.

Beaucoup on apprit en copiant les autres, et c’est bien. Je crois que l’on peut aussi beaucoup apprendre en se copiant.

En fait je suis persuadé qu’il y a énormément de choses que j’ai peinte et que je n’ai pas vues, c’est mon intuition qui me les à fait mettre sur la toile et qu’il serait bon que je recherche ce qui au fond de moi s’exprime par dessus ma volonté.

Je suis toujours à la limite de l’abstraction , et celle-ci à sûrement un message caché que je dois trouvé. Car j’entend beaucoup dire autour de moi que mes tableaux parle de ma vie. J’aimera isavoir si dans le sens caché de ceux-ci je ne raconte pas trop de « conneries » .

Un artiste contemporain à lui même?#!!!#?#!!!…..

Une nouvelle semaine se profile, l’automne s’installe petit à petit. J’ai fait le plein de toiles à peindre. J’hésite encore sur le fond à préparer, peu-être du rose. J’ai peint tout l’été sur du rouge.

Cette série parle de moi et de mes deux enfants après la mort de Nathalie.

Un artiste peintre contemporain se doit d’innover tout le temps s’il veut être en accord avec son temps. Pas le temps des autres ou des valeurs que l’on veut lui inculquer. L’artiste  a besoin de sa propre temporalité. Celle de son oeuvre et de sa vie mélangées, deux forces souvent contradictoires, l’eau et l’huile. Quand l’équilibre est trouvé , à la limite du figuratif et de l’abstrait , que de l’impression et de l’expression on ne puisse distinguer les séquences picturales.

Il est là le travail de ma vie artiste trouver une voie jusque là inconnue .Mais cette voie se fera toujours dans la sincérité et l’abnégation. Je conduit mon art non pas comme un artisan dont le geste répétitif mène à la perfection de la tâche accomplie , mais tout de même j’essaie de respecter le sillon que j’ai tracé en m’accordant la liberté de temps en temps de sortir de mes gongs et de péter les plombs.

J’attache beaucoup de sens à cette notion d’équilibre. Il y  eu un temps ou pour moi où art rimait avec outrage. C’était un défouloir, j’éructai plus que je ne peignai, je jouai à l’artiste  et ne respectai ni mon art, ni moi même.Heureusement au fur et à mesure que les toiles s’enchaînaient  l’artiste qui est en moi su prendre le dessus. D’un artiste ventral je passai à un artiste cérébral,je fais mon chemin. Qui sait les aléas de la vie feront peu-être que mon ventre se torde de douleur à nouveau et que se besoin de violenter la toile revienne encore plus fort.

Et alors là, comme Karl Appel je prendrai la peinture avec des  sabres et non aux couteaux. Plus de demi mesure, je mettrai le paquet, l’encre de Chine au seau, l’aquarelle à la casserole, l’acrylique au karcher. Nom d’une pipe quitte à avoir envie de tout déchirer autant employer les grands moyens. Alors s’en sera fini de l’équilibre, la roue aura tournée ,comme l’enfant qui rentre dans le ventre de sa mère, je retournerai au sens primitif de mon art. L’expression pure et  dure de ce que mes émotions exacerbés. Peu-être ne serai-je bon après tout qu’à vomir,chier,rôter sur la toile.

Sûrement pas, je m’emporte, mais qu’en j’en parle, je revit ces moment là. J’étais si malheureux, je souffrais tant. Toute la violence que je transportais était retranscrit sans ménagement.

J’ai mal quand le spectateur innocent me dit qu’il aime ce que j’en ai fait. Pourtant rien de réfléchit juste le mal-être d’un homme qui souffrait.

Ce qui m’étonne le plus, c’est que je retrouve les même séquences picturales dans les oeuvres de peintres contemporains connus ou inconnus. Je me suis aperçu que les couleurs dans ma série intitulé « Humanité » se retrouvaient dans les compositions de peintres ayant vécus les mêmes souffrances que moi.

Le titre de cette série m’est venue comme çà, il s »est imposé à moi s’en que sur le coup je sache pourquoi. Dix-huit mois plus tard, j’ai compris qu’il y a des douleur et des douleurs qui sont universelles. On les vit et on les partage de la même façon.

Dans ce tableau comme dans tous les autres ,on me voit la tête baissé, ayant du mal a avancé, luttant contre la fatalité, mes deux enfants me suivant juste derrière moi.