Toujours remettre …

Voilà quinze jours que j’ai installé mon atelier d’hiver. J’ai peint une dizaine de compositions avec des fruits , du pain et une belle bouteille de Bourgogne.

Après un dessin sommaire au fusain je m’attaque à la toile aux couteaux et à l’huile.

J’avais envie de couleurs chaudes, la composition de deux poires et deux citrons n’était qu’un prétexte . En effet sur une grande toile de 80 cm sur 80 cm, ils ne tenaient pas beaucoup d’espace. Mais c’est ce que je voulais.

Ils étaient là, au centre et un peu excentré sur la droite pour le second citron. Dans un champ de lumière ocre- orangé qui me rappelle les couleurs de Cézanne dans ses tableaux de l’Estaque ou des carrières de BIbemus. Moi il y a 90 % d’ocre-orangé et 5 % de vert et les citrons en plus. J’en ai fait deux grandes toiles et trois petites. Je me suis gavé de soleil comme un canard gras de maïs.

Puis vînt dimanche, alors tout près de Mensignac je décida d’aller acheter une grosse tourte de quatre livres chez le fameux boulanger Boisseau. Une belle miche, avec une croûte magnifique couleur de sienne et de farine légèrement ocre. Une mie compacte prête à accueillir le bon pâté de foie gras de Mamie Yvonne sans en laisser la moitié par terre. Nom d’une pipe de la miche quoi, de celles que si tu la prend sur la tête il te faut trois aspirines rien que pour te rappeler ton nom!!!Bon je divague, mais ce pain ,on en mangerai moi je vous le dis.

Moi je vais commencer par le peindre, heureusement pour ma composition j’ai dû l le partager en deux . Ce qui nous fait deux belles miches en somme, le compte est bon. Un joli pain ,un poivron rouge,une poire et un citron seront les protagonistes de deux toiles de  taille moyenne. La première sera composé comme ceci; sur la gauche le pain avec juste devant lui le citron, puis la poire avec sa queue qui déborde un peu de la table avec son ombre porté, et un peu plus sur la droite et en retrait le poivron rouge très vif.

Le tout sur un fond gris que j’ai composé avec les couleurs primaires additionné de blanc. Je ne suis alors pas satisfait par ce fond, je souhaite qu’il soit plus lumineux et moins neutre. Je reprend une nouvelle toile refait au fusain la même composition et cette fois-ci je recherche une harmonie de gris,gris-bleu. Je ne suis fétichiste,mais je sens bien que ce gris-gris-bleu est bien plus convaincant qu’un simple gris-gris.

Puis vînt la grande toile de 80cm sur 80cm est là je ne suis pas que peu fier.

A la composition ci-dessus je rajoutai une belle grosse bouteille de bourgogne qui traînai sur le plan de travail de ma cuisine depuis des mois. Je ne l’avais point bu, mais récupérée  chez une amie, j’avais tout de suite senti qu’elle me servirait un jour ou une nuit…  Pas besoin de l’ivresse quand on le flacon, je peux vous l’assurer. Car une fois le tableau fini, la satisfaction du belle ouvrage, d’une composition réussie m’a été donné.

Je décidai alors d’arrêter momentanément les compositions et de revisiter mes nus au fusain avec de la gouache et du brou de noix, du Périgord biensûr…..;

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *